post apocalyptique

Mardi 8 avril 2008
New-York 1997 est un chef d'oeuvre indémodable, un vrai film culte vénéré et adulé par nombre de geeks, et nombre de réalisateurs l'ont parmis leurs références (même l'immonde Luc Besson a voulu faire le sien (un Banlieu 13 de triste mémoire)). Ce film, il est évident que Neil Marshall (réalisateur de Doomsday) l'adore (et ce n'est pas un hasard si un des soldats du film s'appelle Carpenter). Sauf que Neil Marshall, contrairement à Besson, est quelqu'un de compétent, d'efficace, et un vrai amoureux du fantastique. Il suffit de voir son film précédent, le génial, magnifique, claustrophobique, ultra-efficace et traumatisant The Descent !
Ayant, comme vous l'aurez compris, adoré son métrage précédent, autant dire que j'attendais son dernier bébé avec une terrible impatience, surtout au vu du scénario (écrit par lui).

Le film se passe en avril 2008 et parle donc d'un virus (le bien nommé Faucheur) qui apparaît en Ecosse, une saloperie ultra-contagieuse et dont il n'existe aucun vaccin, qui tue à une vitesse effrayante (avec des résultats particulièrement gores et abominables). La solution que trouve les autorités, c'est de mettre toute l'écosse en quarantaine, avec énorme mur, grosse mitrailleuses, champs de mine et tout, et de laisser tout le monde y crever. Seule à y réchapper, une gamine, sauvée in-extremis par des soldats.
Près de 25 ans après, on découvre que le Faucheur est réapparu à Londres. Il est alors décidé d'envoyer une équipe sur-armée et entraînée (dont la gamine en question, jouée par Rhona Mitra (qui incarne un personnage plutôt physique, froid et impassible, très Snake Plisken féminin)) de l'autre côté du mur, car depuis quelques années le gouvernement s'est aperçu qu'il existe des survivants, qui ont donc théoriquement découvert un vaccin. Mais de l'autre côté du mur, c'est franchement le bordel, et les soldats débarquent en pleine guerre entre des néo-punks tarés qu'ont dirait tout droit sortis de Ken Le Survivant (sado-masochistes, cannibales, percing et tatouages partout, véhicules hérissés de pics et décorés avec des squelettes, mortel !) et des chevaliers déviants réfugiés dans un ancien château, portant d'énormes armures pleines de pics, adorant la torture, les jeux de gladiateurs et possédant beaucoup de squellettes en cages (dirigés par Malcolm McDowell, aussi génial que peu présent à l'écran).

Je vais le dire clairement, ce film m'a fichu une grosse claque en plein visage et m'a envoyé des décharges de plaisirs tout le long. Gouvernement et civilisation corrompue, décors magnifiques (bâtiments en ruine ou recouverts de végétation, super bien faits), costumes et maquillages des deux factions sublimes et très détaillées, personnages tous plus fous les uns que les autres (on pense que les punks sont les méchants, mais les chevaliers, théoriquement dirigés par les plus civilisés, sont encore plus barges), grosses scènes d'action bien trash (c'est bien simple, le tempo du film ne faiblit jamais, et Neil Marshall adore autant que moi que le sang gicle de tous côtés, et la fin est aussi géniale que nihiliste, bien en accord avec le reste du film.

Un pur bonheur d'un bout à l'autre !
Par ninik
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